Jean-Marc Fiorese  Photographe amateur





Qui suis-je ? Parcours
En quelques dates :


1967 Naissance en Suisse d'une mère française et d'un père italien.

1971 La famille s'installe en région parisienne.

1982 Mon père s'achète un appareil photo réflex. L'objet me fascine mais pas touche !

1987 Vingt ans, mon père m'offre son appareil photo.

1991 Après plusieurs années de petits boulots, je trouve encore un travail non qualifié mais cette fois ci chez un huissier de justice à Paris.

1992 Intérêt manifeste pour le droit. J'engage alors une formation par correspondance de spécialisation en droit jusqu'en 1998. Cursus contraignant qui m'oblige à abandonner la photographie. Elle n'a d'ailleurs donné aucun résultat convaincant jusque là. J'étais en fait davantage intéressé par l'aspect technologique de l'outil que par ce qu'il pouvait permettre et m'apporter, je n'étais que trop rarement en phase avec les sujets que je photographiais.

1994 Changement de poste au sein de l'Etude d'huissier qui m'emploie. C'est un tournant professionnel important qui va avoir une incidence générale. Je passe d'un travail administratif sans intérêt à un travail de terrain très enrichissant au contact des personnes. C'est le début de la découverte d'univers très différents et de réalités cruelles. J'en tire un enseignement riche au delà de mon univers personnel ordinaire.

1998 Fin de ma formation en droit spécialisé. Je consacre le temps libre ainsi dégagé dans la réflexion et l'action au sein d'une association altermondialiste.
Reprise timide de la photographie.

2001 Ce que je vois et ressens dans le cadre de mon travail et dans le cadre associatif orientent mes choix photographiques. Un projet se dessine.
Par ailleurs, je fais la connaissance d'une troupe de théâtre grâce à un ami qui me propose des séances photos de répétitions. Le sujet m'intéresse et la vie de la troupe du Strapontin est photographiée au fil des saisons.

2002 Elections chocs aux présidentielles. Le Pen et l'extrême droite sont au second tour. Je participe aux manifestations d'une rare ampleur et photographie l'agitation citoyenne sur le trajet dans les rues de Paris.

2003 Première exposition collective dans le cadre d'un événement sur le thème « Un an déjà ! » rappelant les élections de l'année précédente. Parmi d'autres artistes, j'expose une vingtaine de photographies des manifestations des 27 avril et 1er mai 2002.

2007 Acquisition d'une chambre moyen format 6X6. J'avais longtemps hésité car j'attribuais l'exercice exigent du moyen format à une élite dont je me sens bien loin. Mais la prise en main de cet appareil chez le marchand a été magique, un véritable coup de foudre, c'était presque charnel. Je me souviens encore du regard de la vendeuse quand elle m'a mis l'appareil entre les mains, elle savait que j'allais craquer. Le format carré et la précision des détails m'amènent alors vers une autre perception photographique et engendrent une réflexion sur les choix formels de la photographie avec ses tiraillements que je n'ai pas encore résolus.
Par ailleurs, depuis l'année précédente j'ai intégré la Troupe du Strapontin en tant que comédien. Le théâtre et la mise en scène d'une vie qui n'est pas la mienne me conduit à essayer la photographie de modèles qui est une autre forme de mise en scène.

2009 (mars) Première exposition personnelle où j'ai dû révéler un sujet que, à ma mesure, j'ai prétendu abouti. Le thème exposé « Alter Ego » m'a permis de confronter ce travail au regard des autres. Les observations sans concession de certaines personnes sont de nature à me permettre de progresser. L'expérience a donc été très positive.

2009 (juin) Deuxième exposition de « Alter Ego » au Lycée professionel René Cassin à Paris 16è dans le cadre d'un travail des élèves du Lycée sur le thème des résistances. La série « Ubiquité » complétait l'exposition.


DES PHOTOGRAPHES QUI M'ONT MARQUÉ :

Don Mac Cullin, Henri Cartier Bresson, Robert Frank, Joseph Koudelka, Gian Barengo Gardin (dans le désordre) pour leur photographie humaniste. Mais aussi, Saul Leiter, Shoji Ueda, Jean Loup Sieff pour leurs recherches esthétiques de couleur ou de forme. Et encore des photographes amateurs inconnus, notamment l'auteur d'un travail intitulé « Couleurs sourdes » et une amie dont le rapport intimiste avec la photographie m'a révélé comment il était possible de traduire en image des sentiments personnels très forts.


MERCI à Delphine pour son regard et ses observations dont le recul m'encourage à progresser depuis toutes ces années et à Céline, visiteuse de ce site, qui m'a permis de passer le pas de l'exposition personnelle.